Cadeau de Noël

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Je traverse une mauvaise passe. En voiture, j’entends l’un des tubes du moment, une chanson du groupe Aaron « Lili (U-Turn) ». L’idée de composer quelque chose avec un accompagnement au piano me séduit alors et puis j’aime bien Colplay à cette époque. Bien que je ne sois pas un grand fan de la chanson d’Aaron, je la trouve bien foutue et les arrangements très sobres m’intéressent. Je ne sais comment, le titre « Don’t worry I’m going well » me vient en tête. Un message adressé à quelqu’un qui ne prend pas de mes nouvelles, ne s’inquiète pas pour moi… sans doute.

J’improvise tranquillement chez moi, tout d’abord à la guitare en fredonnant une mélodie. Je trouve une suite d’accords semblables à celle de la chanson Lili (U-Turn), ce n’est pas très compliqué. J’explore les différentes possibilités en matière de mélodie. J’enregistre certainement quelques bribes pour ne pas oublier. Je passe à autre chose, j’y reviendrai plus tard… ou pas.

Une petite balade dans une FNAC. Je tombe sur le livre « Je vais bien ne t’en fais pas » comme par hasard, enfin presque puisque les livres adaptés au cinéma sont remis en tête de gondole avec l’affiche du film à la place de la pochette originale. Le roman d’Olivier Adam ne déroge pas à la règle puisqu’il a justement fait l’objet d’une adaptation sortie quelques semaine plus tôt. Le titre me fait immanquablement penser à « Don’t worry I’m going well » qui me trotte obsessionnellement dans la tête. Je prend le livre pour lire la quatrième de couverture, ça parle d’un Loïc (mon prénom) et aussi de disparition et de deuil ou un truc dans le genre. Intéressant, je l’achète comme je n’ai pas vu le film, on ne sait jamais.

Je laisse le livre fermé comme si je ne souhaitais pas polluer mon histoire par une autre. Soudain je me souviens que la chanson d’Aaron est sur la bande originale du film « Je vais bien ne t’en fais pas ». Je termine de composer la chanson avec toutes ces coïncidences, ces signes inconscients en tête, hanté par une oeuvre que j’ignore et que pourtant je m’approprie. Etrange processus de création…

C’est Noël, la chanson est terminée. Je sais cruellement à qui l’offrir. Elle est remplie de mensonges et d’ironie, linéaire, désespérée, longue et lente comme mon agonie, elle répète en boucle le même motif et les mots sont de plus en plus durs. Je ne sais plus comment ou sous quelle forme j’ai transmis ce morceau à son destinataire. Impitoyable, j’apprendrai plus tard avoir fait pleurer la personne à qui elle était destinée. Elle m’écrira : « tu n’as pas le droit de dire que je ne suis pas sensible ». Finalement je ne crois pas l’avoir écrite pour toi…

Ecouter Don’t Worry I’m Going Well

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