La Jeune Génération

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Résumé de l’épisode précédent

L’enquête piétine et l’équipe de Faites Entrer l’Accusé se saisit de l’affaire. Dominique Rizet livre une démonstration magistrale qui n’apporte pas plus d’indices. Quoique… relisez-le, on ne sait jamais.

Intégralité de l’épisode présent

Abdelkader est un jeune auvergnat de 25 ans. Après avoir arrêté ses études à 16 ans, il a pris quelques années de recul pour s’investir dans son projet professionnel : passant de rien à l’intérim, puis de l’intérim au chômage, puis du chômage à l’auto-entrepreneuriat.

Le plus simple pour vous décrire ce nouveau personnage de Plus Moche La Mort, c’est de chercher la signification de son prénom. Ainsi, sur le site origine-prenom, on apprend que : Abdelkader est un personnage contradictoire, puisque marqué par deux chiffres opposés et dualitaires, le 1 et le 2. Cela se traduit par des côtés indépendant et dépendant, autoritaire et conciliant, actif et passif. Exacerbé, ce mélange suscite des contradictions internes et certaines incohérences. Son caractère cyclothymique peut s’exprimer au travers de phases d’activité, d’audace, d’enthousiasme, de confiance… suivies de phases de doute, de craintes, de laisser-aller et de paresse.

Au début, Abdelkader pensait qu’être auto-entrepreneur ça voulait dire avoir une entreprise automatique, qui fonctionne toute seule. Malheureusement tout n’est pas si facile, tout ne tient qu’à un fil. Aujourd’hui, Abdelkader peut être fier : il a trouvé le local pour établir son futur restaurant au bord du Canal de La Trouille. il s’est lancé seul dans les travaux et il en chie le pauvre. C’est ainsi qu’il a rencontré Pierpoljak Bauer, le SDF. Ce dernier lui file un coup de main pour les travaux et en échange, Abdelkader, l’un des rares Neubourgon à parler au SDF, lui donne à manger ou le laisse dormir dans son local.

Abdelkader : hey le SDF !

SDF : qu-qu-quoi ? (oui le SDF est bègue, et a quelques problèmes d’élocution en plus)

Abdelkader : regarde le mec là-bas, c’est le pédé qui te regardait chier hier !

SDF : qu-qu-quoi ?

Abdelkader : le mec là-bas !

SDF : qu-qu-quoi ?

Abdelkader : il t’a maté hier quand tu chiais… puis après il a écrit des trucs sur un papier !

SDF : po-po-pourquoi ?

Abdelkader : chais aps, je vais lui demander, hey dalpé ! oh dalpé, viens par là ! ouais, ouais toi, viens voir !

C’est le deuxième jour consécutif de beau temps sur Neu-le-Bourg. La Donneuse s’est réveillé avec quelques angoisses après avoir vu Faites Entrer L’Accusé la veille. Il décide de mettre son portable en veille pour ne pas être joignable. Précaution vraisemblablement utile puisque Kouglov risque de lui demander des explications après toutes ces fuites. C’est presque un piège qui se referme sur La Donneuse qui craint d’être pris pour le corbeau. C’est pourquoi il décide de réellement s’investir dans l’enquête et d’aller trouver lui-même ce qui s’est réellement passé dans la soirée du nonante septante (ne cherchez pas à comprendre c’est le calendrier local de Neu-le-Bourg). Première chose à faire : retourner sur les lieux où les os ont été retrouvés. En chemin vers La Trouille, le téléphone se met à sonner (oui il avait décidé de l’éteindre mais ne l’avait pas encore fait)…

La Donneuse : allô ?

Adolphe : c’est Sva !

La Donneuse : je ne reconnais pas votre voix Eva ?

Adolphe : Adolphe ! Adolphe Sva ! Ecoutez moi, on a déjà collaboré ensemble il y a quelques années. J’aimerais vous rencontrer à nouveau pour discuter sérieusement… j’ai des propositions à vous faire.

La Donneuse : ça tombe bien, j’ai des choses à vous demander également.

Adolphe : on verra ça, RDV près du Pont des Ferrailleurs, d’ici 30 minutes.

La Donneuse : parfait, je suis déjà près du canal.

Adolphe raccroche. La Donneuse pense à éteindre son portable cette fois… on ne sait jamais, si Kouglov essaie de le joindre. Alors qu’il se balade le long du Canal de La Trouille en direction du Pont des Ferrailleurs, La Donneuse se fait interpeller par un jeune dit « de banlieue » ou « à casquette » (même s’il n’en porte pas).

Abdelkader : toi, viens voir !

La Donneuse : oui, que se passe-t-il ?

Abdelkader : c’est toi que j’ai vu hier, tu matais le SDF en train de faire caca, t’es un voyeuriste, hein ?

La Donneuse : mais non pas du tout, qu’est-ce que tu me wacont’là ?

Abdelkader : fais pas ton mito, j’t’ai vu, t’as même écrit des trucs sur un papier !

La Donneuse : mais j’en ai rien à foutre de ce SDF, je mène une enquête alors je repérais les lieux.

Abdelkader : une enquête ? alors voilà, tout ça parce que je m’appelle Abdelkader on fait des enquêtes dans mon quartier ? mais t’es une balance en fait !

La Donneuse : on m’appelle La Donneuse.

Abdelkader : vas-y tu vas laisser mon pote tranquille, si je te revois trainer ici on te jette dans le canal !

La Donneuse : oh il va se calmer Jamel !

Abdelkader : fais gaffe à ce que tu dis, t’es un raciste ! tu la vois celle-là ? (en montrant son poing)

La Donneuse : tiens Jamel, tu t’es acheté une deuxième main ?…

Une voix les interrompt !

Poublicité

Kouglov et Martinez sont dans leur bureau. Le commissaire éclate un gros barreau de chaise et s’affale dans son rocking chair. Il bascule en arrière, un solo de saxophone en fond sonore. Le soleil traverse les stores et le commissaire Kouglov prend la parole :

« Vous savez quoi Martinez ? Je crois qu’on est au coeur d’une affaire d’état. Si on y réfléchit bien, tout ça ressemble à une manipulation du gouvernement…

– Mé porqué chef ?

– C’est très simple Martinez… ils propagent le sentiment d’insécurité. Les prochaines élections ont lieu dans un an. C’est donc l’occasion de faire basculer la mairie Communiste dans l’autre camp ! Elémentaire mon cher Watson…

– Martinez chef, moi c’est Martinez… »

Alors que La Donneuse et Abdelkader sont prêts à en venir au mains, une voix les interrompt dans leur vif échange ! Cette voix c’est celle d’Adolphe Sva. L’Assureur s’interpose entre le jeune Abdelkader et La Donneuse. Le futur restaurateur est étonné de rencontrer son assureur ici et à ce moment précis. La Donneuse reconnaît celui qui lui avait demandé de plomber la carrière de son concurrent : Miss Dominique Strauss-Kahn.

Pendant que les 3 hommes commencent à discuter, à quelques centaines de mètres, un fourgon de Police ramasse le SDF dans l’indifférence la plus totale. Le panier à salade se dirige vers le commissariat où le Commissaire Kouglov et l’inspecteur Martinez sont toujours en train de discuter au lieu de bosser…

Kouglov : dites-moi Martinez, on vous a déjà dit que vous ressembliez à Didier Roustan ?

Martinez : oui yé lu ça sur le touitteur… mais c’est pas ma faute chef !


Kouglov : je sais, je sais… en parlant de Twitter, j’ai vu que vous aviez mis la lettre du Corbeau sur Twitpic. C’est pas malin ça… il s’agit d’une pièce à conviction. On a déjà assez de problèmes avec les médias pauvre tâche ! Vous allez me virez ça !

Martinez : oui chef !

Kouglov : sinon je l’aime bien ce Didier Roustan, il a l’air sympa, presque intelligent. Et vous Martinez, vous en pensez quoi ?

Martinez : yé pense qu’il est fou !

Extrait du prochain épisode

(…) Le Ferrailleur confirme qu’il achète des boulons. Musique Maestro !

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