Arcade Fire – The Suburbs

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The Suburbs est le titre du nouvel album d’Arcade Fire. Commençons par le début avec le premier titre, déjà connu pour avoir tourné en streaming sur le net depuis plusieurs semaines. Ultra binaire mais efficace, malgré son manque de fantaisie, The Suburbs annonce la couleur de l’album éponyme. Enchainement réussi avec Ready to Start, très classique et Modern Man, troisième titre aux relents bowiesques. Puis voici Rococo (et son clavecin) qui s’impose comme l’un des titres majeurs de The Suburbs. Terriblement lourde et lancinante, cette chanson possède un charme envoutant grâce à une orchestration riche et variée.

Arcade Fire sort le gros son et la grosse artillerie pour remplir Empty Room où l’on peut enfin entendre la voix de Régine Chassagne. City with no children est un des bons titres de l’album, au Canada aussi la banlieue a l’air morose. La chanson est presque trop courte et n’a pas le temps de décoller pas. S’en suit un peu de douceur avec le très aérien Half Light et sa production et ses arrangements impeccables auquel succède Half Light II, morceau dans la pure veine Arcade Fire, au point d’avoir des airs de déjà-entendu. Suburban War, neuvième chanson de l’album, n’est pas une dédicace à Brice Hortefeux mais une petite perle noyée au milieu de l’album. Arpège cristallin et rythmique à demi étouffée, après 2 minutes le morceau prend de plus en plus d’ampleur tout en restant dans une retenue subtile avant une dernière minute trente compulsive, musicalement jouissive. Pour ma part, c’est le meilleur titre de l’album. Gros riff, rythmique bien lourde et son Rock’n Roll pour Month of May, la chanson idéale avant le dernier tiers de l’album même si j’ai regretté le fade out un peu facile à la fin.

Wasted Hours est une ballade qui apporte un peu de calme. Ses accents folk qui rappellent que Neil Young, lui aussi, est Canadien. Un peu plus de 3 minutes, il n’en fallait pas plus car c’est à ce moment que l’album donne l’impression de tourner un peu en rond. Deep Blue qui n’est pas une mauvaise chanson en soi mais l’impression de répétition des mêmes tempos et des mêmes rythmiques commence à se faire sentir. 13ème titre, We used to wait apporte un peu de changement avec sa progression d’accord jouée au piano et son refrain fédérateur. La batterie en contre-temps donne un peu de fraîcheur à une formule trop répétée depuis le début de l’album. Et puis vient le triste Sprawl I (Flatland), un moment de grâce, une ballade pop langoureuse aux arrangements épurés. Pour Sprawl II (Mountains beyond Mountains), cette chère Régine retrouve le micro et égaye l’atmosphère pesante de l’album. The Suburbs (continued), seizième et dernière chanson d’une minute trente clôture calmement ce nouvel opus d’Arcade Fire en reprenant le refrain de la chanson d’ouverture.

Un seul gros regret : sur un album de 16 titres, dont l’approche est semble-t-il conceptuelle, tout ça manque une peu d’expérimentation sonore. On sait que les membres d’Arcade Fire sont assez barrés, malheureusement ça ne s’entend plus assez. Les structures des chansons sont un peu trop répétitives. The Suburbs est néanmoins un bon album grace à ce son si particulier, une production, des arrangements et des orchestrations parfaites. Mais ça je m’y attendais, j’aurais voulu découvrir quelque chose que je ne soupçonnais pas d’Arcade Fire. Ils ont juste été à la hauteur.

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