Gosse de Peintre

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Il ne reste que 2 semaines avant la clôture de l’exposition Gosse de Peintre de Beat Takeshi Kitano à la Fondation Cartier. J’avais eu la chance d’assister au vernissage mais je n’avais pas publié mon article, c’est chose faite aujourd’hui. L’espace est ce qu’il est… simple et pas très grand. Merci à Jean Nouvel d’avoir sauvé les apparences avec cette façade en verre et son fameux jardin. Et les oeuvres dans tout ça ? Rien de bien transcendant de prime abord.

On se retrouve plongé dans un univers enfantin, presque innocent… mais Kitano est japonais, il y a tout de même du vice… malheureusement, les oeuvres prises une à une sont très inégales, ne présentent pas toute le même intérêt. En fait il faut s’immerger dans l’ambiance créée par Kitano. La scénographie plutôt réussie : au rez-de-chaussé, différentes installations très variées attisent cependant la curiosité. J’avoue que j’ai bien ri devant le dinosaureet les légendes expliquant pourquoi cet animal a disparu de notre Terre.  Le théatre de marionnette n’était guère convaincant bien que mignon et le siège “le plus sûr du monde” plutôt amusant.

Dans les deux salles du bas, de nombreuses peintures très colorées égaient l’ambiance. Les dessins sont mêmes plutôt réussis et on retrouve un temps son regard d’enfant. Les vidéos malheureusement prises d’assaut par le public sont difficilement accessibles. Dans la dernière salle, un dinosaure en carton est littéralement peinturluré par des boules de flashball, l’idée étant de permettre aux visiteurs de colorier eux-même la bête. Tout ça est très ludique mais ça ne prend pas complètement aux tripes.

Au final, mon premier constat fut assez sévère mais finalement cette exposition est réussie, bien que très différente de la programmation habituelle de la Fondation Cartier. Il faut le temps de se laisser emporter dans ce monde imaginaire. Cet univers particulier ne suscite pas d’émotion, il faut simplement le voir avec un autre regard. Si vous avez des enfants, alors cette exposition est l’endroit idéal pour leur faire une petite sortie avant le retour sur les bancs de l’école.

La Fondation Cartier a clairement fait le choix de s’orienter vers les stars (rappelons l’expo David Lynch) plutôt que vers des artistes contemporains novateurs, ambitieux et en mal de notoriété, c’est un peu dommage. Je conclue avec les mots de Beat Takeshi Kitano lui-même : “Avec cette exposition, j’ai sans doute voulu amener une autre définition au mot “art”, qui soit moins officielle, moins conventionnelle, moins snob, plus ordinaire.” J’ajouterais cependant que pour le “moins snob” il aurait pu choisir un autre endroit…

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