Mon Top 10 des années 2000

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J’ai eu l’idée pas du tout originale de faire mon TOP 10 des années 2000. Tous mes coups de coeur musicaux d’une décennie en 10 titres. Si l’exercice est classique, il s’avère assez compliqué. Après plusieurs listes, je me suis rendu compte que je n’y arriverai peut-être pas. Alors comme on parle beaucoup d’Hadopi et de Pascal Nègre (depuis son livre et son arrivée sur Twitter) en ce moment, je me suis dit qu’un hommage aux maisons de disque aurait tout son intérêt.

Ces pauvres maisons de disque ont beaucoup souffert entre 2000 et 2010. L’avènement d’internet et donc du téléchargement a changé la donne et surtout facilité le piratage (qui existait bien avant rappelons-le). Heureusement les éditeurs, surtout les majors, ont su riposter… et de la meilleure des manières, à savoir en nous proposant de véritables bijoux musicaux. Exercices conceptuels, artistes respectables et authentiques… les maisons de disques nous ont rappelé que sans elle, les productions de qualité n’existeraient pas et on peut dire qu’elles ont réalisé une décennie magistrale dont je vous propose quelques extraits.

Commençons par le début. Si l’année 2000 paraît loin, souvenons-nous de « La Bomba » de King Africa, production argentine bien que la version originale soit bolivienne. Et oui, les années 90 ont marqué l’industrie musicale avec les fameux tubes de l’été. Il n’y avait pas de raison que cela ne continue pas la décennie d’après. Mais le gros single de l’année restera sans aucun doute l’excellent « Daddy DJ » de… Daddy DJ. Double gage de qualité, la chanson a été composée en une nuit… et par 3 français. Admirons :

L’année 2000 n’était qu’un échauffement, le meilleur sera pour 2001. Cette année, l’industrie musicale découvre la télé-réalité (et les français aussi). Alors que le premier Loft Story cartonne sur M6, les analphabètes qui participent à ce programme vont enregistrer une chanson et donner le ton avec cette oeuvre collective d’une qualité rare. Ça s’appelle « Lofteurs up and down ». Place au talent :

En 2002, un véritable ouragan envahit les charts internationaux. Dans un style dit de « Flamengo-pop » (rien que ça…), Las Ketchup nous livre le tube « Asareje (The Ketchup Song) ». Encore une fois, génie et virtuosité sont au rendez-vous de cette chanson qui n’est pas loin d’être l’une des meilleure de tous les temps. Vous ne trouvez pas ?

L’année suivante, 2003, sera l’occasion d’un petit événement, toutefois notable bien que peu connu. Le surdoué artiste suisse DJ Bobo compose le vibrant « Chihuahua ». Alors que le tube caracole en tête des ventes, on passe à côté de l’essentiel : la sonnerie de portable reprenant « Chihuahua » fera un plus gros chiffre d’affaires que le single lui-même. L’industrie musicale vient de découvrir les produits dérivés pour notre plus grand bonheur !

En 2004, le traditionnel chef d’oeuvre de l’été s’appelle « Obsession » du groupe Aventura et nous vient tout droit de République Dominicaine. Néanmoins, le vrai bijou de l’année sera le coup de maître réalisé par les mélomanes moldaves de O-Zone avec la chanson « Dragostea Din Tei ». Une production roumaine et un clip avant-gardiste, personne n’a pu faire mieux depuis.

Un an plus tard, c’est de nouveau la Dance Music qui est à l’honneur. Il faut dire qu’on n’a jamais trouvé un genre musical plus abouti. Les anglais se réveillent enfin alors que nous sommes déjà en 2005. Quoi de mieux qu’une reprise d’un tube pour rencontrer le succès ? La chanson c’est « Axel F » par Crazy Frog et le résultat est extraordinaire, on ne s’en lasse toujours pas.

En 2006, tout le monde chante Coup de Boule… Mais c’est de nouveau un animal qui va révolutionner l’histoire contemporaine de la musique. À ceux qui, comme moi, n’aiment que modérément les grenouilles, la réjouissance artistique de l’année sera Pigloo avec le sublime titre « Papa Pingouin ». Et oui, les chansons à texte existent toujours. Son électro minimal et animation vidéo, « Papa Pingouin » reste encore trop sous-estimé à ce jour.

S’il existe un exercice périlleux et peu fréquent en musique, c’est celui des sportifs qui se mettent à la chanson. Si les joueurs de football Youri Djorkaeff et le duo Basile Boli et Chris Waddle avaient placé la barre très haut dans les années 90, un seul sportif pouvait les surpasser… ce sportif, que dis-je ? Ce poète, cet esthète, c’est Tony Parker, le joueur français de Basketball qui évolue dans l’équipe Américaine des San Antonio Spurs. Je crois que ça ne sert à rien de s’étendre, le merveilleux « Premier Love », sorti en 2007, témoigne à lui seul des formidables capacités vocales de notre Tony. Chapeau l’artiste, et comme on dit : respect.

L’année suivante fut assez riche en émotions. La musique électronique est à la fête mais c’est du côté de la Dance Music que va venir le coup de tonnerre avec le fantastique « Hot Summer Night » (sans doute le meilleur titre de la décennie) de l’espagnol David Tavaré. Un clip ambitieux de réalisme tourné en 2008 avec une caméra DV. Une réalisation originale sans doute inspirée par Dogma et la nouvelle vague, le tout avec une bande son impeccable… on ne peut qu’applaudir !

En 2009, la fin de la décennie approche. Nombreux sont les candidats à vouloir marquer ces 10 années de leur empreinte. Pitbull avec son magnifique « I know you want me », David Guetta, Helmut Fritz ou encore Collectif Métissé, il est bien difficile de tous les départager. Tellement difficile qu’il nous faudra attendre la dernière année de la décennie pour trouver le chef d’oeuvre ultime. Véritable ovni musical, inclassable au même titre qu’une Björk, la grande révélation de 2010 sera René la Taupe et son irrésistible « Mignon, Mignon ». Inventée aux Etats-Unis, reconnue en Allemagne et enfin consacrée en France, cette taupe qui ressemble à une marmotte va mettre tout le monde d’accord.

Je tiens tout de même à rendre justice à tous les oubliés de cette décennie. De grands artistes ne figurent pas dans ma liste alors qu’ils méritent leurs places au panthéon de la musique. Pour le rock je pense à l’immense Nickelback, aux génie d’Evanescence, à Him, My Chemical Romance ou encore Tokyo Hotel. Au niveau de la variété française, on ne peut laisser de côté le génie d’un Christophe Maé bien qu’on ne l’imagine pas supplanter la perfection d’un Justin Bieber. Enfin, pour les musiques électroniques, Bob Sinclar et David Guetta méritent la légion d’honneur pour l’image admirable et exemplaire qu’ils donnent de la création française à l’étranger. Espérons que tous ces artistes remarquables sauront nous surprendre lors de la prochaine décennie !

Avec tout ça, j’ai finalement réussi à faire mon TOP 10 des années 2000. J’ai finalement réussi à saluer le travail remarquable effectué par les directeurs artistiques des maisons de disque et leur entêtement à promouvoir cet art que nous aimons tous. Devant tant de compétences et de talents, on ne peut plus continuer à télécharger illégalement des mp3. On a juste envie d’arrêter. Majors, maisons de disque, producteurs, directeurs artistiques et Pascal Nègre : vous avez donc gagné une partie de votre combat.

8 réflexions sur “Mon Top 10 des années 2000

    • il y en a qu’on peut lire sur youtube directement (l’intégration sur le blog ne fonctionne pas).
      mais c’est vrai que les contenus Vevo (Sony) posent souvent problème selon les pays… décidément les majors font mal leur boulot.

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