Le Discours d’un Roi

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Alors que Colin Firth vient tout juste d’être récompensé par un Golden Globe pour le premier rôle, « Le Discours d’un Roi » débarque sur les écrans français. J’ai eu la chance de le voir avant sa sortie officielle programmée pour le 2 Février prochain.

« Le Discours d’un Roi » est l’histoire, vu sous un angle original et quelque peu romancée, du Duc d’York, futur Roi d’Angleterre George VI et père de la Reine Elizabeth qui porte actuellement la couronne. C’est le personnage incarnépar Colin Firth, personnage dont la particularité est de souffrir de bégaiement. Car il s’agit de ne pas se tromper, ce film ne parle pas de monarchie mais bel et bien de la frustration d’un homme qui se retrouve au pouvoir et doit parler au nom de son Royaume alors qu’il n’est qu’un piètre orateur.

Tiré d’une histoire vraie, le récit se veut finalement très classique. Un premier rôle en souffrance, qui n’arrive pas à soigner son mal, rencontre un thérapeute aux méthodes peu orthodoxes. Évidemment, tout va rentrer dans l’ordre et bien se terminer. Si le scénario s’avère efficace et très classique, ça ne garantit en rien la qualité du film. Celui-ci est réussi et nous plonge dans une situation à laquelle on peut s’identifier facilement : la difficulté de s’exprimer en public même si le bégaiement filmé par Tom Hooper vire au handicap. Ainsi, dès la premier scène, le spectateur se sent saisi par le malaise qui habite le futur Roi.

« Le Discours d’un Roi » séduit très rapidement par son esthétique. La lumière du Londres des années 30, une photographie à la fois rétro et raffinée. Décors, costumes, tout est harmonieux. À cela il faut ajouter une distribution très convaincante. Si Colin Firth est tout simplement grandiose, les autres personnages sont tout autant remarquables : Geoffrey Rush qui joue le rôle de Lionel Logue, l’orthophoniste, réalise une très belle performance. Helena Bonham Carter campe à merveille l’épouse du Duc d’York, confirmant au passage qu’elle est toujours bien meilleure quand elle ne joue pas pour Tim Burton (ou plutôt quand elle joue dans un bon film). Les autres rôles sont aussi dans la lignée de ce casting réussi.

La relation entre le George VI et Lionel Logue est délicieuse. Colin Firth dégage une classe naturelle et une élégance déjà perçues dans « A Single Man ». C’est tout en subtilité que la complicité avec l’orthophoniste va se construire. Si le film est un peu faible dans la psychologie des comportements humains, il retranscrit parfaitement les méthodes de l’australien Lionel Logue, basées sur l’humour, la patience et l’empathie. Les dialogues entre les deux protagonistes sont savoureux. Progressivement, les spasmes de George VI vont se dissiper et le monarque va ainsi rentrer dans un costume qui paraissait bien trop grand pour lui. « Le Discours d’un Roi » est tout simplement un film touchant et agréable à regarder, God Save The King !

Le Discours d’un Roi (The King’s Speech) de Tom Hooper avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham-Carter, Derek Jacobi et Guy Pearce. Sortie le 2 Février 2010.

 

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