Mon petit guide de Paris

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Les vacances sont souvent l’occasion pour les médias de publier leurs bons plans dans la capitale. Des plus belles terrasses à l’anti-guide de Paris, on trouve beaucoup de choses et pour tous les goûts mais on passe aussi à côté de quelques lieux inconnus ou incontournables. Je vous propose mon petit tour de Paris avec quelques unes de mes adresses fétiches, qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement celles où je me rends le plus fréquemment.

Loin des plans alternatifs et underground du site Le Cool Paris auquel je participe, loin du Paris des cartes postales, voici la ville telle que je la vois, telle que je la vis : discrète, belle et élégante plutôt que somptueuse et flamboyante, en marge sans être caricaturale, le tout dans un souci d’intemporalité pour échapper aux phénomènes de la hype et aimer Paris telle qu’elle fut, qu’elle est et sera toujours… je l’espère.

Un quartier…

La Place Sainte-Marthe c’est un peu le mythe de la vieille place d’un village provincial en plein Paris. On y accède via la rue Saint-Maur par la très étroite rue Sainte-Marthe. Les pavés, des bâtiments de deux à trois étages aux façades colorées assurent déjà le dépaysement. Les petites échoppes et adresses gastronomiques de la rue emmènent vos papilles au Brésil, au Rwanda, au Chili… ajoutez à cela une rôtisserie équitable, du bio et du végétarien pour parachever l’ambiance folklorique de ce quartier retranché du dixième arrondissement.

Au bout de la rue, on débarque enfin sur la place. Carrée, pavée, elle se pare de quelques arbres et bancs et surtout de terrasses de restaurant. Il ne manque qu’un petit pavillon faisant office de mairie et une petite église pour se croire dans un petit bourg de campagne. Ce qui frappe d’entrée ici c’est le calme. Il y a très peu de circulation car les routes sont étroites, en sens unique et il est quasiment impossible de se garer dans le quartier. Voilà le secret de cette quiétude… aussi le meilleur argument pour les défenseurs d’un Paris sans voitures.

La journée on peut se poser à la terrasse de La Sardine, anciennement Le Panier, pour prendre un verre et quelques tapas originaux tout en préservant le porte-monnaie. Le soir, la place change d’ambiance et je vous conseille alors le restaurant voisin le Sainte-Marthe. Il vous en coûtera un peu plus cher mais la qualité de la cuisine et la bonne cave à vin le justifient. Je vous recommande particulièrement la souris d’agneau aux épices, sans doute la meilleure de Paris.

En bref, la Place Sainte-Marthe est un endroit certes connu et souvent recommandé mais qui, contrairement à Montmartre, vous offrira une ambiance provinciale sans le désagrément des rues bondées de touristes, mauvais portraitistes et vendeurs à la sauvette. Evidemment, mieux vaut prévoir d’y aller en semaine pour s’assurer de la tranquillité.

Des Brasseries…

Paris c’est aussi une image d’Epinal, enfin c’est une expression hein ? L’image qui a traversé l’histoire et hante toujours les motivations des touristes. L’image de cette ville lumière que Woody Allen a très maladroitement ressuscité dans son Midnight in Paris nous plongeant dans la nostalgie des Années Folles et de la Belle Epoque. Et je préfère ce Paris des artistes à celui des Rois ou du Baron Haussmann. J’aime cette ville qui recèle de bijoux des mouvements Art Nouveau et Art Déco.

Pour les fans comme moi de l’atmosphère « brasserie parisienne », les adresses ne manquent pas et moult établissements perpétuent cette vieille tradition. Pour la décoration, La Fermette Marbeuf, dans la rue du même nom, est sans doute l’endroit le plus spectaculaire. Réservation indispensable, il faut demander à être sous la verrière. Petit bémol, la cuisine n’est pas exceptionnelle et l’addition vous rappelle que vous dînez dans le huitième arrondissement. Dommage.

Ma brasserie préférée est sans doute Julien et pour plusieurs raisons : pour sa taille ni trop grande, ni trop petite, pour sa situation rue du Faubourg Saint-Denis à deux pas du passage Brady, des kebabs et des repères bobo-hipsters Chez Jeannette et Mauri7, enfin pour sa décoration incroyable. L’immeuble ne paie pas de mine mais dès que l’on franchit la porte de l’établissement on se sent téléporté au début du 20ème siècle… On croit apercevoir Alfons Mucha et Sarah Bernhardt noyés dans les sublimes fresques murales. L’illusion prend corps alors que des femmes aux voilettes, lascives sur les banquettes, tiennent au bout de leurs mains gantées leurs fume-cigarettes, parées de perles, d’étoffes en dentelles et de leurs plus belles toilettes. Les volutes embrument la salle puis on revient à la réalité. Service classique, carte classique, prix corrects, Julien sublimera votre dîner avant tout grâce à son atmosphère unique.

Les brasseries sont souvent voisines de gares comme le Terminus Nord avec la Gare Nord ou l’Européen avec la Gare de Lyon. Lieux de passage, ces adresses offrent un véritable spectacle ou personne n’est assourdi par la musique… ici la bande sonore ce sont les couverts, les verres et assiettes qui la rythment, accompagnant la gouaille presque chantonnante des chefs de rang sur fond de chorégraphie des serveurs en habit traditionnel. Chaque soir au milieu des badauds, vieux habitués, hommes d’affaires ou touristes fraîchement débarqués, c’est un nouveau balai dont je ne me lasse jamais. L’âme de Paris ne serait pas la même sans ces brasseries. Loin des gares, on mange la meilleure choucroute Chez Jeny, à deux pas de la Place de la République, et la meilleure soupe gratinée à l’oignon au Pied de Cochon dans le quartier des halles.

Le Zimmer en plein cœur de Paris, Place du Chatelet, offre une vue sur la Tour Saint-Jacques, monument aux allures de beffroi gothique que j’affectionne particulièrement. L’addition est un peu plus salée que dans les restaurants cités plus en amont. Car oui, la brasserie souvent populaire se veut aussi luxueuse, en témoignent l’inébranlable Maxim’s solidement installé entre la Madeleine et la Concorde, la brasserie Mollard du côté de la Gare Saint-Lazare ou le majestueux Train Bleu qui surplombe les quais de la Gare de Lyon.

Passons rive gauche où ces établissements sont aussi légion : la Rotonde, la Clauserie des Lilas, la Coupole, le Procope, Zetter et Chez Lipp. Cette dernière adresse bien que mythique offre un service catastrophique et une qualité totalement absente de l’assiette, tout semble bâclé. A peu de chose près, c’est aussi ce que propose le Petit Bofinger, voisin de l’irréprochable Bofinger à Bastille. Je ne les ai pas nommés mais le Bouillon Chartier et le Café du Commerce ont aussi leurs qualités, même si l’on peut leur reprocher de se sentir un peu à l’usine.

Pour ceux qui trouvent toutes ces adresses un peu rétrogrades, faisons la transition avec l’époque d’aujourd’hui et prenons la direction du Bistrot du Peintre. La décoration a vieilli, les moulures sont fissurées, les miroirs brunis avec le temps, de quoi assurer un charme authentique. L’ambiance se veut décontractée, la carte se renouvelle souvent mais la cuisine est parfois un peu trop grasse. Les formules sont d’un rapport qualité-prix irréprochable, les serveurs sont efficaces et sympas. On y passe toujours un bon moment et le restaurant dispose d’une belle terrasse malheureusement un peu trop bruyante. Cette brasserie réussit le difficile pari d’être jeune et moderne sans renier son passé et surtout, sans aucun cliché.

Flâner…

Pourtant inconditionnel de la rive droite, je dois avouer qu’en ce qui concerne romantisme et flânerie, il est difficile de trouver un quartier plus agréable que celui du Parc Montsouris. Même les maréchaux sont devenus agréables grâce au tramway qui aujourd’hui est un pont merveilleux entre le parc, idéal pour un pique-nique ensoleillé et la Cîté Universitaire où il est heureux de se perdre en été. Si vous êtes fan de Le Corbusier, je vous recommande la Maison du Brésil qu’il est possible de visiter.

Mais ce quartier ne serait pas aussi intéressant sans les petites rues adjacentes au parc. Pépites pavées ornées de verdure, la rue du Parc Montsouris, la rue Georges Braque et le Square Montsouris enchantent les passants avec leurs petites maisons de ville en vieille pierre, couvertes de lierre. Il s’agit là d’un vrai petit village, à l’instar de celui de Montmartre, mais avec une intimité préservée. En prolongeant la balade jusqu’à la rue de la Tombe Issoire, ce sont cette fois de belles maisons d’architectes du 20ème siècle qui s’offriront à votre regard ainsi que la Villa Ozenfant de Le Corbusier, encore lui…

Pour dîner, il faut se rendre à l’opposé du parc, rue Gazan, et réserver une table au Pavillon Montsouris encore paré de quelques inspirations Art Déco. La vue sur le parc est un dépaysement total. L’ambiance bucolique masque les minimes imperfections du restaurant, le cadre enchanteur sied à merveille pour un dîner romantique en tête à tête et le succulent quasi de veau, à lui seul, mériterait presque le déplacement.

Les pièges à éviter…

Le Georges, l’Hôtel Amour, les frères Costes c’est so 2000… Le premier, horriblement cher, peine à se renouveler et le second se vante d’une terrasse qui au final est à peine plus grande que mon appartement (et je peux vous dire qu’il est petit). Quitte à prendre un verre dans un jardin, autant préférer le Musée de la Vie Romantique en journée. Pour la vue sur Paris, snobez le Georges et préférez le Diapason, restaurant d’été du Terrass Hotel pour dîner. En plus vous vous épargnerez l’accueil Made in Costes : des serveurs castés pour leur physique plus que pour leurs compétences, qui vous prennent de haut, vous dévisagent et vous scrutent de la tête aux pieds.

Oui, le Rosa Bonheur est un endroit très sympathique. Oui, la terrasse qui donne sur le Parc des Buttes Chaumont n’a pas d’équivalent. Là où ça coince c’est lorsqu’il faut faire la queue une centaine de mètres avant que le videur décide s’il vous laisse entrer. Ensuite vous vous faufilerez tant bien que mal au milieu de jeunes barbus en chemises à carreaux pour vous faire servir une bière dans un verre en plastique. Le Rosa Bonheur est victime de son succès et est devenu un endroit complètement cliché dont l’âme se délite au fil des ans.

Attention aux guides ou sites internet qui vous conseillent leurs meilleures adresses. Je pense notamment au « meilleur burger de Paris » : des adresses comme le HAND ou Breakfast in America ne sont pas au niveau des attentes. Concernant le PDG, les prix sont absolument exorbitants même si les burgers sont réussis. Il en va de même pour la catégorie « meilleure pizza de Paris » : Da Carmine souvent citée est une pizzeria assez banale finalement et les prix sont très élevés, surtout si l’on prend en compte le cadre (maillots de foot au mur). De plus, on ne peut pas réserver et c’est souvent plein. Autre lieu, Maria Luisa près de l’hôpital Saint-Louis dont la réputation ne tient qu’aux bobos du Canal Saint-Martin. Objectivement, l’accueil est froid et mal aimable. Les pizzas ne sont pas fantastiques bien que la fraîcheur des aliments soit irréprochable. On appelle cela des adresses sur-cotées, des adresses à éviter.

Quelques endroits à découvrir… si ce n’est pas déjà fait.

Vous aimez vous retrouver en plein air, vous sentir hors de Paris, coupés de la circulation et du bruit, alors voici quelques endroits agréables pour traîner ou boire un verre… à condition d’y aller en dehors des périodes de forte fréquentation : les deux lieux culturels incontournables du 20ème arrondissement la Bellevilloise et la Maroquinerie, Le Comptoir Général, quai de Jemmapes, version bar en soirée le weekend ou version brocante et petit-déjeuner les dimanches de juillet-août, la péniche fleurie à outrance El Alamein du côté de la Bibliothèque François Mitterrand ou encore le Marché des Enfants Rouges.

Et si vous préférez marcher plutôt que de vous attabler, la capitale regorge de passages couverts absolument magnifiques : la Galerie Vivienne, le Passage Choiseul, le Passage du Grand Cerf, le Passage du Bourg-L’Abbé et la Galerie Colbert en sont les meilleurs exemples. On oublie souvent que jouer au touriste lorsque l’on est soit même parisien reste un loisir agréable tant les quartiers sont riches et variés.

Quelques lieux culturels…

Paris est une place forte de la culture et l’ouverture de nombreux lieux, essentiellement dédiés à l’art contemporain ces dernières années ne fait que le confirmer. Voici les endroits où j’aime traîner : le Centre Georges Pompidou, plus grand musée d’art contemporain en Europe, est évidemment incontournable, à l’image de la Tate Modern à Londres ou du Guggenheim à New-York. Les dernières programmations de la Fondation Cartier me laissent perplexe et le bâtiment de Jean Nouvel a fort mal vieilli. La Maison Rouge est devenue bien plus séduisante.

Amateur d’architecture, je vais souvent au Pavillon de l’Arsenal. Juché au cœur de Sully-Morland, cet espace est un vrai bonheur : il présente les grands projets d’urbanisme parisien, des expositions et propose également des visites guidées ou des parcours pour découvrir l’architecture de la ville… en prenant le bus par exemple ! Pour couronner le tout, le Pavillon de l’Arsenal est gratuit.

Le Musée des Arts Décoratifs dans une aile du Louvre attenante à la rue de Rivoli me semble malheureusement trop méconnu. Il s’agit pourtant d’un endroit exceptionnel qui souffre sans doute de l’ombre du voisin qui l’abrite. La programmation des expositions fait souvent mouche et les collections permanentes sont vastes et captivantes. Elles vous emmèneront à la découverte d’objets design et de mobiliers signés par de grands noms qui ont traversé les époques. Indémodable !

S’il fallait citer un monument historique, l’Opéra Garnier est un bâtiment que j’affectionne énormément, à défaut d’aimer le quartier. Que ce soit pour assister à des ballets ou pour de simples visites, l’immense opéra est splendide et il y règne une atmosphère vraiment magique. La récente ouverture d’un restaurant en son sein ne peut qu’attiser la curiosité.

Enfin, parmi les expositions temporaires qui se tiennent cet été, je ne peux que vous conseiller celle que l’Institut du Monde Arabe consacre à l’architecte Zaha Hadid. Nichée dans le Mobile Art, l’espace itinérant conçu par Zaha Hadid pour Chanel, l’exposition retrace la carrière de l’architecte irakienne et revient sur ses grands projets qui ont marqué l’univers du design. Première rétrospective parisienne consacrée à Zaha Hadid, suite à l’avortement de sa collaboration avec la Fondation Cartier il y a quelques années, je vous recommande fortement une visite.

Et pour sortir ?

Tous les parisiens le disent, la nuit meurt lentement à Paris. Malgré tout, les endroits pour sortir ne manquent pas. Je vous épargne une énième liste de bars et clubs comme on en trouve des centaines sur le net… car les meilleures soirées restent toujours les soirées « appart », celles où l’on peut s’incruster par l’intermédiaire du pote d’un pote, celles qui s’improvisent au dernier moment. On se retrouve alors dans un improbable loft. Un seul WC pour tout le monde, il faut faire la queue pour aller pisser en attendant que ceux qui s’y engouffrent à 4 pour taper veuillent bien sortir. Niveau musique c’est souvent du grand n’importe quoi… on passe de Madonna à Joy Division, de Jay-Z à de l’electro minimale berlinoise. On peut cloper partout, pas besoin d’aller sur le trottoir. Oui avouons-le, l’interdiction de fumer dans les lieux publics a quand même bien plombé le milieu de la nuit. Transpirant, un verre à la main, on parle, on déblatère, on refait le monde, on débat avec des inconnus à qui l’on offre notre plus beau sourire : celui avec les lèvres violacées et les dents noircies par le vin rouge.

Quelques bonnes petites adresses de restos

Je ne vais pas vous citer à nouveau le Bistrot du Peintre et le Sainte-Marthe que je vous présente dans l’article mais vous donner d’autres adresses que j’aime particulièrement. Vous constaterez que l’équilibre géographique n’est pas parfait… puisque de nombreuses adresses se trouvent dans le dixième arrondissement, proche de chez moi. Ainsi, pour me rattraper, je vous propose également quelques restaurants de banlieue car la vie ne s’arrête pas au périphérique, ou alors vous vivez avec des œillères, et pardonnez-moi l’expression mais c’est un peu con.

La Mosaïque, 56 rue du Roi de Sicile, 4ème arrondissement

C’est parti pour un après-midi shopping entre la rue de Rivoli et le Marais. Si beaucoup se précipitent vers les glaciers, je vous conseille plutôt la Mosaïque pour combler un petit creux, une minuscule échoppe dédiée au hotdog ! Confit d’oignon, moutarde sucrée, véritable pain à hotdog et oignons frits ou pickels en guise de toppings, il est aussi possible de garnir son sandwich de choucroute. Pour un prix avoisinant les 3 euros, autant dire que la Mosaïque est l’escale idéale pour recharger les batteries.

Le Dôme du Marais, 53bis rue des Francs-Bourgeois, 4ème arrondissement

Trouver un restaurant romantique au cœur de Paris n’est pas si simple que ça. En cela, le Dôme du Marais est une adresse qui vaut le détour, tout d’abord pour sa décoration, ensuite pour sa cuisine. Il faut compter une quarantaine d’euros pour un menu entrée-plat-dessert. Le service est digne d’un grand restaurant : amuses-bouches, entremets, sommelier et nombreux serveurs. Pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir un grand restaurant gastronomique, le Dôme du Marais est le compromis idéal.

Autour du Saumon, 60 rue François Miron, 4ème arrondissement

Une adresse entièrement dédiée au saumon ! Voilà l’occasion de manger sainement et surtout de déguster du saumon semi-fumé chaud, comme on peut le servir en scandinavie. Défoulez-vous sur les entrées telles que les rillettes de thon ou de saumon généreusement accompagnées de pains délicieux, pain de mie, pain noir et pain à l’anis. Et si toutes ces saveurs parviennent à vous convaincre, profitez de l’espace traiteur pour faire vos emplettes. Retrouvez également Autour du Saumon rue des Martyrs, avenue de Villiers ou rue de la Convention.

Playtime, 5 rue des Petits Hôtels, 10ème arrondissement

Si vous n’avez pas connu l’Indigo Square à Bagnolet, Playtime est l’occasion de vous rattraper en découvrant la cuisine créée par la suédoise Viveka Sandklef et son mari. Inspirés par ses nombreux voyages, le jeune couple propose une cuisine fusion originale, parfois déroutante, et à petit prix. La déco faite de recup’ vintage donne une âme à ce restaurant ouvert depuis seulement un an.

La Madonnina, 10 rue Marie et Louise, 10ème arrondissement

Non loin de la Maria Louisa ou du Cambodge, chouchous des bobos du Canal Saint-Martin, la Madonnina ne paie pas de mine. Ce charmant petit restaurant italien, qui ne propose pas de pizzas à la carte, se distingue par son humilité et sa simplicité. Les plats sont bons et le service est discret, que demander de plus ?

Mme Shawn, 34 rue Yves-Toudic, 10ème arrondissement

Les restaurant Mme Shawn pullulent désormais dans la capitale puisqu’on en recense pas moins de 7. Toujours est-il que cette adresse reste incontournable pour manger Thaïlandais dans un environnement propre, avec des produits frais et de qualité. Préférez le Mme Shawn de la rue Yves-Toudic à la version bistrot du Carreau du Temple, véritable usine où l’on mange les uns sur les autres.

Le Floréal, rue du Faubourg du Temple, 10ème arrondissement

L’équipe du Sans-Souci, Chez Jeannette et Justine a repris cette adresse, bien connue des habitants de Goncourt, qui abritait un bar-tabac-PMU. Refait entièrement à neuf ce printemps, le Floréal est devenu un joli bistrot à la décoration 50’s avec une façade d’inspiration Mondrian. La terrasse est grande et idéale pour un verre. A l’intérieur, c’est plus classe et l’on peut déjeuner ou dîner… un hotdog, un très réussi fish’n chips, une énorme côte de bœuf ou un plateau de fruit de mer, quel grand écart ! A noter : le brunch à la carte qui permet de choisir chaque plat qui le compose, ça change des formules imposées.

Le Verre Volé, rue de Lancry, 10ème arrondissement

Le temps passe et Le Verre Volé reste une adresse incontournable. Produits du terroir à la carte, chaque fournisseur est minutieusement choisi pour son savoir-faire et son respect de la tradition française. Les aliments sont à peine travaillés car ils se suffisent à eux-mêmes et ne sont qu’un prétexte, certes indispensable, pour accompagner les vins vendus par ce bar à vin. Commandez votre plat puis levez-vous pour aller choisir votre bouteille parmi les centaines adossées aux murs. Si vous hésitez, suivez les conseils avisés des serveurs qui parlent du vin avec passion, vous ne serez pas déçus.

Paris-Féni, 15 rue des Ternaux, 11ème arrondissement

En face de l’Ave Maria, ce petit restaurant offre une terrasse très calme à quelques mètres de la bruyante rue Oberkampf. Bar à fruit réputé pour ses jus frais et originaux, le Paris Féni sert des byrianis délicieux et pour la modique somme de 8 euros. C’est simple et c’est bon, tout simplement. Je vous conseille d’y aller déjeuner en terrasse le midi.

Osteria dell’ Anima, 37 rue Oberkampf, 11ème arrondissement

De l’extérieur on voit une porte, peinte en bleu avec quelques jolis dessins. A l’intérieur, Osteria dell’ Anima ressemble à un étroit couloir où les quelques tables sont entassées tant bien que mal. Ce restaurant tenu exclusivement par des femmes propose des déclinaisons de pâtes fraîches, la machine à faire la pâte en milieu de salle est là pour le prouver. C’est mignon et familial… mais c’est tout le temps plein même en semaine, la réservation est indispensable.

L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé, 14ème arrondissement

C’est l’une des adresses les plus courue du quartier de Montparnasse. L’Atelier est un lieu à part, centre culturel abritant des salles d’exposition, de cinéma et de concert, son restaurant sous une immense veranda verdoyante est un lieu à découvrir. Dans l’assiette c’est du grand classique mais l’on n’est jamais déçu même si le service est souvent très long. Ce cadre unique dans le quartier doit aussi être idéal pour bruncher… mais je n’ai pas encore testé.

Aux Petits Chandeliers, 62 rue Daguerre, 14ème arrondissement

C’est un ami qui m’a fait découvrir ce restaurant… et la cuisine réunionnaise de surcroît. Si vous n’avez jamais eu l’occasion de goûter, foncez ! Aux Petits Chandeliers fut le premier restaurant réunionnais à ouvrir ses portes à Paris et il tient depuis plus de 30 ans. Une raison à cela : c’est vraiment délicieux. Certes les plats ne sont pas très copieux mais c’est un véritable régal : achars, rougails, boucané, massalé, cari, samoussa, bouchons… j’en ai l’eau à la bouche.

Pour les fans de cuisine libanaise comme moi !

Al Charq rue marbeuf est certainement le restaurant qui offre les meilleures baclawas ! Dommage que le cade ait des allures de cafétéria. Al Dar, métro Maubert-Mutualité, se veut plus classe avec un service aux petits soins… il est donc aussi assez cher. Le bon plan c’est d’y commander les copieux mezze à emporter. Sur place, optez alors pour les brochettes et grillades. Moyenne gamme, Assanabel dans les dixième et quatorzième arrondissements propose un bon rapport qualité/prix.

Au-delà du périphérique…

Au Perreux-sur-Marne, le restaurant gastronomique Les Magnolias est une adresse fantastique qui offre un voyage gustatif que seuls les étoilés parisiens peuvent proposer. En conséquence, le prix y sera moindre. Le cadre en revanche mérite un relooking.

l’Ecu de France et son cadre bucolique dans un ancien relais de poste à Chennevières-sur-Marne permet de déjeuner au calme avec une vue imprenable sur la Marne. A tester pour son cadre champêtre préservé.

Pour une cuisine italienne de tous les jours, le napolitain Giallo Limone au Kremlin-Bicêtre décline des plats de pâtes sautées à la poêle, au citron ou à l’ail pour les meilleures. En retrait dans une impasse qui mène vers le cimetière, ce resto ouvert en début d’année vous donnera l’impression d’être seul au monde à des kilomètres de la nationale pourtant toute proche.

Les Charmilles, restaurant du Château de Vaux-le-Vicomte ouvre sa terrasse tous les étés. Une belle occasion de manger au grand air, un air qui sent bon la campagne en faisant face au célèbre Château et ses jardins. Escale indispensable avant ou après les visites nocturnes aux flambeaux possibles de Juin à Septembre.

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13 réflexions sur “Mon petit guide de Paris

  1. Beaucoup d’architecture de fer, c’est très rare d’en trouvé aujourd’hui. Répertoire sympa, j’essaierai de m’y rendre dans l’un d’entre eux dès que je serai sur la capitale. Merci !

  2. AMAZING ! ;) Comme dirait nos voisins adorés.

    J’avais déjà testé quelqu’unes de ces adresses mais là je pense que je vais vraiment aller explorer le reste !

    Paris a plusieurs visages, je pourrais te faire une liste de lieux qui n’auraient rien à voir avec l’ambiance de ceux-là mais qui sont pourtant tout à fait dans l’esprit :)

    Quoiqu’il en soit, bonne continuation, et merci pour ce partage de connaissance !
    ++

  3. Habitant depuis 1 an et demi à Paris, au Parc Montsouris, je ne peux qu’approuver le paragraphe sur ce quartier, ça incite fortement à la romance…

    Le quartier de la Butte aux Cailles situé juste à coté, direction place d’Italie est aussi un passage obligatoire sur la rive gauche. Le restaurant basque « Chez Gladines » est l’un de mes préférés, idéal le dimanche en début d’aprem histoire de bien se remettre de sa nuit du samedi ;) Et le bar « Le merles moqueur » est l’un des plus atypiques de Paris, un mélange de cultures et de générations et une musique de bodega (mi kitsch mi latino).

    • je viens seulement de voir ton commentaire ! merci ! il y a un très bon resto italien à la butte aux cailles : les cailloux. je n’ai jamais testé les gladines malheureusement, il y a souvent beaucoup de monde en tout cas.

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