Le Nom des Gens

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Coucher avec des gens de droite pour les faire basculer à gauche : c’est la quête que mène Bahia (Sara Forestier). Elle rencontre par hasard Arthur (Jacques Gamblin), jospiniste coincé du cul, et contre toute attente, c’est une histoire d’amour qui débute entre eux… Voilà en gros pour le synopsis, mais évidemment le film ne se résume pas qu’à ça.

La première demi-heure est vraiment délicieuse. Les deux protagonistes principaux se présentent à leur manière… ils évoquent leurs parents, leurs enfances et aussi les secrets de famille de chacun, le tout avec un humour et un décalage absolument décapant. Puis vient leur rencontre et c’est un véritable ouragan sous l’impulsion d’une Bahia complètement délurée, extravertie et déjantée, face à un Arthur froid, distant, introverti et réservé. Le duo fonctionne à merveille.

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Dans la peau d’un Hipster

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Hipster, quel drôle de mot. Personne n’aime les hipsters et personne ne se revendique hipster même si le terme est encore difficile à décrire pour nous français. Alors pour vous apporter une définition précise, j’ai décidé de me glisser dans la peau d’un hipster… le temps d’un article. Tout d’abord, je n’ai plus 33 ans mais 10 ans de moins. Un hipster c’est forcément jeune, 25 ans tout au plus. Commençons par le commencement : d’où vient ce mot ? Il n’est pas récent contrairement à ce que l’on pourrait croire. Il remonte même aux années 40.

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Potiche

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Je viens de voir « Potiche » de François Ozon et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser. Ainsi, je me dis qu’en écrivant un article sur le film je vais peut-être réussir à en donner un avis assez clair (ça on le verra à la fin, si vous tenez jusque là). Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous livrer mon résumé personnel mais reprendre le synopsis tel qu’il est communiqué par le dossier de presse et repris sur la plupart des sites qui traitent de cinéma :

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Biutiful

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Mon dernier souvenir cinématographique de Javier Bardem est celui d’un artiste peintre séduisant au train de vie aisé dans les hauteurs de Barcelone. Homme à femmes des beaux quartiers de la cité Catalane, ce Javier Bardem c’est celui du Vicky Christina Barcelona de Woody Allen.

Même époque mais autre ambiance, je retrouve l’acteur espagnol dans le dernier film du mexicain Alejandro González Inárritu pour un rôle diamétralement opposé. Son personnage c’est celui d’Uxbal, un de ceux qui traînent dehors, une de ces gueule pas rassurante que l’on peut croiser dans d’étroites rues coupe-gorges.

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Un Chien Andalou

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Imaginez Salvador Dali et Luis Buñuel se raconter leurs rêves et décider d’en faire un film. Nous sommes en 1929 et les deux espagnols vont alors développer leurs idées en suivant la technique du cadavre exquis : chacun compose une partie de phrase dans son coin et le tout est assemblé pour construire une histoire. Le résultat cinématographique de cette expérience c’est « Un Chien Andalou », chef d’oeuvre du Surréalisme et véritable ovni du septième art.

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Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

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Je reprends goût au cinéma en ce moment avec tous les films prometteurs qui sortent les uns après les autres. Lorsqu’un nouveau film de Woody Allen arrive sur nos écrans, c’est toujours un événement. Le réalisateur New-Yorkais, toujours aussi prolifique, vient de nous livrer « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu ».

Milieu d’après-midi, le mercredi 6 Octobre, je pars de chez moi pour découvrir le dernier film d’un de mes réalisateurs fétiches. Le temps est sec et le climat tempéré. 3 stations de métro plus tard, c’est la pluie qui m’accueille. Je répète intérieurement le titre du film plusieurs fois dans ma tête pour réclamer mon ticket. J’arrive à la caisse : « une place pour Un bel et sombre inconnu, siouplé ». Et mince, j’ai tronqué la moitié du titre, la caissière interloquée m’invite à reformuler ma demande.

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Les amours imaginaires

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J’étais tombé presque par hasard sur « J’ai tué ma mère » et j’étais resté scotché devant le talent énorme et prometteur du tout jeune Xavier Dolan. C’est donc avec une grande impatience que j’attendais « Les amours imaginaires », deuxième film du réalisateur canadien.

Bande-annonce : les couleurs sont vives, on croirait du Almodovar, la touche latine en moins quand même, l’esthétique de la photographie est captivante comme un catalogue de luxe sur papier glacé. On peut craindre la mièvrerie et l’exercice de style après un premier film très personnel. La deuxième oeuvre est souvent casse-gueule, et pas seulement au cinéma.

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